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The Philippines: Local Politics in the Sulu Archipelago and the Peace Process

Rapport Asie N°225, 15 mai 2012

La politique dans l’archipel de Sulu risque de constituer un obstacle considérable aux négociations de paix avec le Front Moro de libération islamique au sud des Philippines.

Le condamnation de Charles Taylor : une mise en garde pour les criminels de guerre
Former Liberian President Charles Taylor looks down as he waits for the start of a hearing to receive a verdict in a court room of the Special Court for Sierra Leone in Leidschendam, near The Hague, April 26, 2012. Photo: Reuters / Peter Dejong

L’ancien président libérien Charles Taylor baisse les yeux en attendant l’énoncé du verdict du Tribunal spécial pour la Sierra Leone, à Leidschendam, près de La Haye, le 26 avril 2012. Photo : Reuters / Peter Dejong

La reconnaissance de la culpabilité de l’ancien président libérien Charles Ghankay Taylor, lors d’une décision de justice historique rendue aujourd’hui, envoie un signal fort aux criminels de guerre qu’ils peuvent être tenus responsables de leurs agissements.

Une décennie après la fin du conflit en Sierra Leone, et pour la première fois depuis les procès de Nuremberg, un ancien chef d’Etat est reconnu coupable de crimes de guerre par un tribunal à caractère international. Cette condamnation prévient tous les dirigeants actuels que l’impunité n’est plus acquise, et donne l’espoir à la Sierra Leone de voir les hauts responsables de crimes odieux perpétrés durant la guerre civile rendre des comptes. Néanmoins, les Libériens attendent toujours que Taylor et d’autres criminels soient poursuivis pour les atrocités commises dans leur pays.

Alerte de crise : éviter une guerre ouverte entre le Soudan et le Sud-Soudan
A picture taken on March 28, 2012 shows destruction in Sudan's southern oil centre of Heglig after South Sudanese troops and government forces clashed along the border, sparking international alarm.

L'usine de pétrole de Heglig, située au Sud-Soudan, a été détruite suite à des affrontements entre les forces des deux pays, suscitant l'inquiétude de la communauté internationale. Photo : AFP

18 avril 2012 : Le Soudan et le Sud-Soudan se dirigent dangereusement vers une guerre ouverte qui ne servira les intérêts d’aucun d’entre eux. Leur rhétorique belliqueuse, le soutien aux rebelles de l’autre, la faiblesse du contrôle central et la politique du pire risquent de transformer un conflit limité et circonscrit en une confrontation totale entre les Forces armées soudanaises (SAF) et l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA). Les Etats de la région et le Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi que les partenaires tels que les Etats-Unis, la Chine et les pays du Golfe, doivent accentuer les pressions diplomatiques pour obtenir la cessation des hostilités et le retour aux négociations. La priorité doit être donnée à la mise en place d’un cessez-le-feu et d’un accord pour assurer la sécurité, entre le Nord et le Sud ainsi qu’au Sud-Kordofan et au Nil Bleu. A plus long terme, résoudre les questions post-référendum qui demeurent en suspens, appliquer les dispositions contenues dans l’Accord de paix global (CPA, qui a mis fin à la guerre civile en 2005) qui ont été ignorées, et mettre en œuvre des réformes au sein des deux pays, sont des objectifs tout aussi cruciaux.

Alerte de crise au Bahreïn
Anti-government protesters shout anti-government slogans as they march in a procession to visit the grave of Ismael Abdulsamad in the village of Salmabad, south of Manama, April 16, 2012.

Des manifestantes antigouvernementales scandent des slogans hostiles au régime lors d’une procession pour se rendre sur la tombe d’Abdulsamad, dans le village de Salmabad. Photo : Reuters/Hamad I Mohammed

17 avril 2012 : En dépit d’une normalisation apparente, le Bahreïn se dirige dangereusement vers une nouvelle explosion de violence. Le gouvernement prétend qu’une application partielle des recommandations de la Commission d’enquête indépendante de novembre 2011 (rapport Bassiouni) permettra un retour au calme, mais tout porte à croire qu’il a tort. Le dialogue politique, sans lequel une résolution de la crise est impossible, est dans l’impasse, et les tensions communautaires ne font qu’empirer. Un véritable dialogue entre le régime et l’opposition, ainsi que la mise en oeuvre de toutes les recommandations du rapport Bassiouni, doivent remplacer des mesures en demi-teinte et une politique du déni afin d’enrayer la détérioration de la situation.

Rapport annuel 2012

Annual Report 2012

Nous avons le plaisir d’annoncer la publication de notre Rapport annuel 2012. Ce rapport revient sur une année rythmée par la création d’un nouvel Etat, le renversement de régimes répressifs, et l’espoir suscité par la revendication de nouveaux droits. Crisis Group a fourni une analyse toujours pertinente et opportune des développements au cours de cette année 2011, soulignant le prix de l’action comme de l’inaction et préconisant des initiatives politiques visant une résolution pacifique et durable des crises les plus graves.

Ce rapport se tourne également vers l’avenir en présentant les problématiques clés sur lesquelles Crisis Group va travailler au cours de l’année 2012. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page de notre Rapport annuel.

CrisisWatch N°105
1 mai 2012

Dernières traductions

Syria’s Phase of Radicalisation
Briefing Moyen-Orient N°33, 10 avr 2012
Disponible en arabe
Au-delà des compromis : les perspectives de réformes en Guinée-Bissau
Rapport Afrique N°183, 23 jan 2012
Disponible en portugais
Côte d’Ivoire : poursuivre la convalescence
Briefing Afrique N°83, 16 déc 2011
Disponible en anglais

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