A propos de Crisis Group
L'International Crisis Group est une organisation non gouvernementale indépendante et à but non lucratif qui œuvre en faveur de la prévention et de la résolution des conflits armés.
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Création : 1995
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Budget annuel (2011) : 17 millions de dollars
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Près de 130 analystes à travers le monde, de 49 nationalités et parlant 47 langues différentes
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Plus de 60 situations de conflits en cours ou potentiels couvertes
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Près de 80 rapports et briefings publiés chaque année
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Plus de 100 numéros du bulletin mensuel CrisisWatch, publié depuis 2003
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Plus de 1 000 rapports et briefings publiés depuis 1995
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Plus de 29 000 destinataires ciblés recevant nos rapports
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Plus de 150 000 abonnés recevant nos rapports
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Plus de 2 millions de visites sur le site internet chaque année
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Plus de 14 000 mentions dans les médias chaque année
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Plus de 200 articles d´opinion publiés chaque année
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Présidente-directrice générale : Louise Arbour (depuis juillet 2009), ancienne Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme
1. L'International Crisis Group est aujourd’hui reconnue dans le monde entier comme la première organisation non gouvernementale et non partisane qui propose aux gouvernements et agences intergouvernementales telles que l’Organisation des Nations unies, l’Union européenne ou la Banque mondiale des analyses et des recommandations dans le but de prévenir et de résoudre les conflits meurtriers. Notre travail a été salué par de nombreuses personnalités, dont, entre autres, l'ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan (« une voix de la conscience, et une véritable force de paix ») ; l'ancien président américain Bill Clinton (« dans les coins les plus instables du monde, la conscience de la communauté mondiale ») ; les anciens secrétaires d'Etat américains (Colin Powell : « une organisation qui compte », Condoleezza Rice : « une organisation influente et mondialement respectée » et Madeleine Albright : « un organisme offrant des services complets pour la prévention des conflits »), José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, (« une voix d'influence et d'inspiration dans le domaine de la prévention de conflits »), Miguel Ángel Moratinos, l'ancien ministre espagnol des Affaires étrangères (« une source indispensable d´information pour les gouvernements et un large éventail d´institutions oeuvrant activement pour la paix et la résolution des conflits ») et Richard Holbrooke, le représentant spécial des États Unis pour l´Afghanistan et le Pakistan (« une idée brillante… admirablement mise en œuvre », la qualité du bulletin CrisisWatch étant « supérieure à tout ce que j´ai pu voir au sein du gouvernement »). Crisis Group suscite régulièrement l’admiration d´importants médias, comme le Financial Times (d’après le journaliste Quentin Peel : « une combinaison juste d´analyse détaillée et de pragmatisme ») et The Economist qui juge la valeur de nos rapports « inestimable ».
2. Crisis Group a été créée en 1995 en tant qu’organisation non gouvernementale internationale à l'initiative de personnalités américaines et européennes consternées par l’incapacité de la communauté internationale à anticiper et répondre efficacement aux tragédies survenues en Somalie, au Rwanda et en Bosnie au début des années 1990. Cette initiative a été menée par Morton Abramowitz (ancien ambassadeur des États-Unis en Turquie et en Thaïlande, alors président du Carnegie Endowment for International Peace), Mark Malloch Brown (futur administrateur du PNUD, vice-secrétaire général de l'ONU et ministre britannique), et le premier président de Crisis Group, le sénateur américain George Mitchell. Ils avaient pour ambition de créer une nouvelle organisation unique dont le personnel, hautement qualifié, a pour mission d’être la conscience et le témoin de la communauté internationale lorsqu’une crise éclate. Le Conseil d’administration de Crisis Group détient une grande influence et il est capable de mobiliser efficacement les dirigeants politiques du monde entier.
3. Après des débuts modestes – un bureau de deux personnes à Londres et une équipe de terrain réduite dans les Balkans et en Afrique de l'Ouest – Crisis Group a connu un essor rapide au cours de ces dernières années. Elle emploie actuellement quelque 130 analystes et experts dans le monde entier, de 49 nationalités et parlant 47 langues différentes, avec le soutien d’environ 20 consultants et 40 stagiaires. Ils sont basés d’une part sur le terrain, dans une trentaine de villes, d’où ils couvrent près de 70 pays ou situations de conflits actuels ou potentiels ; et d’autre part, dans des grands bureaux de plaidoyer à Bruxelles (où se trouve le siège social), Washington et New York, un bureau réduit à Londres, et une présence de liaison à Moscou et Pékin. Crisis Group publie chaque année environ 80 rapports et briefings, ainsi que le bulletin mensuel CrisisWatch, qui offre une mise à jour régulière des situations de conflits actuels ou potentiels dans près de 80 pays. Plus de 29 000 destinataires ciblés et 150 000 abonnés reçoivent nos publications par voie électronique. Ces publications sont également disponibles gratuitement sur notre site internet, dont la popularité n’a cessé d’augmenter ces dernières années, avec plus de 2 millions de visiteurs en 2010.
4. L’atout principal de Crisis Group par rapport aux autres organisations réalisant des recherches pour prévenir et résoudre les conflits, réside dans une alliance réussie entre analyses de terrain, recommandations politiques précises et un plaidoyer auprès des grands de notre époque. Crisis Group bénéficie – fait inhabituel pour une ONG – de la contribution essentielle d’une équipe dirigeante ayant une grande expérience politique et d’un Conseil d’administration très actif, réunissant de nombreuses personnalités politiques expérimentées qui savent faire la différence. Le Conseil d’administration de Crisis Group est coprésidé par Lord (Christopher) Patten, ancien Commissaire de l’Union européenne en charge des relations extérieures, ancien gouverneur de Hong Kong, et par Thomas R. Pickering, ancien ambassadeur américain auprès des Nations unies, en Russie, Inde, Israël, Jordanie, Salvador et Nigeria, ancien sous-secrétaire d’État aux Affaires politiques, et ancien vice-président pour les relations internationales chez Boeing. Crisis Group est présidée depuis juillet 2009 par Louise Arbour, ancienne Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et ancienne procureur général pour les Tribunaux pénaux internationaux pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda. Elle a succédé à Gareth Evans, ancien ministre des Affaires étrangères australien (1988-1996) et membre de nombreuses commissions internationales de premier plan, qui a présidé l’organisation entre janvier 2000 et juillet 2009.
5. Les rapports de Crisis Group, et l’action de plaidoyer qui les accompagne, ont eu un impact considérable en matière de prévention et de résolution des conflits dans le monde entier, où les responsables politiques sont confrontés au terrorisme islamiste, à la prolifération nucléaire, aux conflits locaux et aux multiples problèmes posés par des Etats fragiles ou faillis. Crisis Group exerce son influence de Crisis Group de six manières différentes :
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en alertant la communauté internationale de l’imminence d’une crise dans son bulletin mensuel CrisisWatch et dans ses « alertes de crise » ponctuelles (comme dans le cas de l'Ethiopie-Erythrée, le Darfour, la Somalie et le Pakistan) ;
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en fournissant en coulisses soutien et conseils aux négociations de paix, tant sur le processus que sur le contenu (comme au Soudan, au Burundi, dans le Nord de l’Ouganda, à Aceh, au Népal et au Kenya);
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en proposant des analyses et des recommandations détaillées sur des questions politiques précises relatives à des situations de conflits en cours ou potentiels, en conseillant les bailleurs de fonds, les dirigeants politiques au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, des autres organisations internationales et régionales et dans les pays touchés par ces conflits afin de mieux prévenir et résoudre les conflits et favoriser la reconstruction post-conflit (comme en Irak, particulièrement sur la question de Kirkouk, en Guinée, en Colombie, au Soudan, en Haïti, au Tadjikistan et au Bangladesh) ;
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en proposant des informations détaillées et inédites sur l’évolution des conflits, des violences de masse et du terrorisme, indispensables aux responsables politiques (comme sur la Jama’a Islamiya en Indonésie et les Tribunaux islamiques en Somalie) ;
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en proposant une nouvelle réflexion stratégique sur certains conflits et crises les plus inextricables du monde, en remettant en cause ou en reformulant les perceptions dominantes (comme sur le nucléaire iranien, le rôle de l’islamisme dans le monde, le conflit israélo-arabe, et l'avenir de la Birmanie ; ainsi qu'à Chypre, au Kosovo, en Irak et au Sahara occidental) ; et
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en défendant un ordre international fondé sur le droit plutôt que sur la force, en exerçant une influence décisive sur les résolutions des Nations unies et les autres institutions internationales pour promouvoir la nouvelle norme internationale de la « responsabilité de protéger ».
6. Crisis Group a son siège à Bruxelles et des bureaux de plaidoyer à Washington (où l’organisation est enregistrée légalement), New York et Londres et des bureaux de liaison à Beijing et Moscou. L’organisation dispose actuellement de bureaux régionaux et de représentations locales dans les villes suivantes : Abuja, Bangkok, Beyrouth, Bichkek, Bogotá, Bujumbura, Le Caire, Dakar, Damas, Gaza, Jérusalem, Kaboul, Katmandou, Islamabad, Istanbul, Jakarta, Johannesburg, Nairobi, Port-au-Prince, Priština, Rabat, Sanaa, Sarajevo, Séoul, Tbilissi, Tripoli, et Tunis. Les analystes couvrent environ 70 pays et territoires touchés ou menacés par des crises dans les quatre continents. En Afrique, il s’agit de : Burundi, Cameroun, Côte d’Ivoire, Erythrée, Ethiopie, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Libéria, Madagascar, Nigéria, Ouganda, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tchad, et Zimbabwe ; en Asie : Afghanistan, Birmanie/Myanmar, Cachemire, Corée du Nord, Détroit de Taïwan, Indonésie, Kazakhstan, Kirghizstan, Népal, Ouzbékistan, Pakistan, Philippines, Sri Lanka, Tadjikistan, Thaïlande, Timor-Leste, Turkménistan ; en Europe : Arménie, Azerbaïdjan, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Géorgie, Kosovo, Macédoine, Russie (Caucase du Nord), Serbie et Turquie ; au Moyen-Orient et en Afrique du Nord : Algérie, Arabie Saoudite, Egypte, Iran, Irak, Israël/Palestine, Jordanie, Liban, Libye, Maroc, Syrie, Tunisie et Yémen ; et en Amérique latine et aux Caraïbes : Colombie, Guatemala, Haïti et Venezuela.
7. Le budget annuel de Crisis Group s’élève aujourd’hui à 17 millions de dollars. L’organisation reçoit des fonds gouvernementaux (environ 50 pour cent), de fondations caritatives (25 pour cent), et d’un large éventail de donateurs publics ou privés (25 pour cent). La plupart de ces fonds sont destinés au financement général de l’organisation (plus de 70 pour cent) et le reste est affecté à des programmes ou projets particuliers. Pour une liste complète des donateurs, veuillez cliquer ici. Vous pouvez également consulter les comptes annuels et le rapport d’audit de l’année 2010 (en anglais).