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Les Andes

La nouvelle Constitution bolivienne : éviter de violentes confrontations

Rapport Amérique Latine N°23, 31 août 2007

Avec les réformes radicales que le gouvernement bolivien du président Evo Morales et son Mouvement vers le socialisme (MAS) tentent d’insérer dans une nouvelle Constitution, la Bolivie se dirige dangereusement vers un retour à la confrontation violente.

CrisisWatch N°103

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Avec les réformes radicales que le gouvernement bolivien du président Evo Morales et son Mouvement vers le socialisme (MAS) tentent d’insérer dans une nouvelle Constitution, la Bolivie se dirige dangereusement vers un retour à la confrontation violente.

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Venezuela: la révolution d’Hugo Chavez, Rapport Amérique latine N°19 , 22 févr. 2007

SYNTHÈSE

Après huit ans au pouvoir, le président vénézuélien Hugo Chavez a été réélu à une écrasante majorité en décembre 2006. Face à un nouveau mandat de six ans, riche des revenus pétroliers du pays et enhardi par une forte cote de popularité, il se dit confiant pour l’avenir de ce qu’il appelle sa révolution bolivarienne (du nom du héros de l’indépendance du pays Simon Bolivar) et compte bien établir son “socialisme du 21ème siècle”, encore mal défini. On s’inquiète pourtant au Venezuela et dans une bonne partie de l’hémisphère que, pour arriver à ses fins, l’ancien colonel autrefois instigateur d’un coup d’État soit prêt à sacrifier les principes démocratiques. Il n’est pas encore un dictateur et n’a en général pas tenté de se conduire comme tel mais il a montré une forte tendance à l’autocratie. S’il continue de se tailler un pouvoir personnel sur mesure aux dépens des autres institutions et de militariser le gouvernement et la vie politique, de graves risques de conflit interne pourraient surgir, notamment si le boom pétrolier sur lequel s’appuie l’économie devait prendre fin.

Crisis Group examinera ici l’incidence du phénomène Chavez sur la politique régionale et dans l’hémisphère. Le présent rapport se concentre sur ce qui a changé dans le paysage institutionnel, la politique et l’économie du pays. Chavez s’est attelé à reconstruire le Venezuela depuis sa première élection en 1998. Un an plus tard, il a fait adopter une nouvelle constitution mettant fin au condominium des partis traditionnels qui avait dominé le pays depuis plus de deux générations pour le remplacer par une démocratie “participative” fondée sur une relation directe entre le président et le peuple. Le Congrès bicaméral est devenu une seule Assemblée nationale qui, depuis qu’une opposition fortement divisée a eu l’imprudence de boycotter les élections législatives de décembre 2005, ne compte que des membres pro-Chavez.

Les traditionnels contre-pouvoirs qui équilibrent l’exécutif ont disparu à mesure que les principales institutions de l’État, comme le bureau du procureur général, la Cour suprême, le Conseil électoral national et les forces armées, sont progressivement passés sous le contrôle du président et de ses fidèles, des officiers et militaires en service actif et des réservistes occupant des postes normalement tenus par des civils. D’importants programmes de services sociaux ont été lancés dans les quartiers pauvres sous le nom de “missions” et ont aidé le gouvernement à acquérir un soutien populaire. Le contrôle de l’État sur l’économie, et pas seulement sur le secteur pétrolier qui lui est vital, s’est accru de même que la pression sur les ONG et les médias de l’opposition.

La polarisation de la scène politique vénézuélienne a atteint des proportions historiques lorsque les élites traditionnelles et une bonne partie des classes moyennes se sont opposées à ces profonds changements lors d’une série d’élections et par des manifestations. Durant ses cinq premières années au pouvoir, Hugo Chavez a dû faire face à plusieurs tentatives visant à le renverser, que ce soit par des moyens constitutionnels ou non. En avril 2002 et à la fin 2003, il a essuyé d’abord un coup d’État puis une grève nationale prolongée ; en août 2004, il est sorti victorieux d’un plébiscite. Stimulé par ce vote et des prix du pétrole élevés, il agit depuis sur un mode offensif. En janvier 2007, l’Assemblée nationale a adopté après un court débat une loi accordant au président de larges pouvoirs législatifs pour une période de dix-huit mois.

L’opposition politique est pour le moment marginalisée, et ce autant du fait de ses propres querelles internes que par les actes de Chavez visant à restreindre sa capacité à opérer. Il reste cependant d’importants défis à relever. Les dépenses excessives du gouvernement ont creusé la dette et le taux d’inflation est le plus élevé dans tout l’hémisphère. Si les prix du pétrole continuent de tomber et que la production de la compagnie pétrolière d’État PDVSA diminue, il faudra réduire le financement des programmes sociaux généreux et fondés sur l’idéologie. Le mécontentement populaire augmente face à la corruption du secteur public et à la montée en flèche de la criminalité et du trafic de drogue. L’incertitude liée à l’inflation est aggravée par une pénurie alimentaire qui devient visible dans les magasins et sur les marchés.

La prolifération des groupes armés pourrait également devenir un problème. De nombreux groupes chavistes, notamment à Caracas, ont accès à des armes tandis que d’autres groupes formés par le gouvernement comme le Front Francisco Miranda, une organisation civile qui regroupe des jeunes envoyés depuis Cuba pour suivre une formation idéologique, devraient en recevoir. La Garde territoriale et l’armée de réserve récemment créées sont en dehors de la chaîne de commandement militaire et répondent directement au président. On craint que certains des groupes armés se transforment en mafia criminelles. Chavez devra par ailleurs combler les fissures qui sont apparues au sein de son propre camp sur la question de savoir quelle direction donner à sa révolution.

Il est difficile de dire si la polarisation sociale et les tensions qui s’accumulent déboucheront sur des violences ; cela dépendra surtout de la capacité de Chavez à agir avec modération alors même qu’il est porté par son triomphe et en particulier à :

  • limiter l’utilisation des pouvoirs considérables qui lui ont été octroyés par l’Assemblée nationale afin d’éviter de nuire davantage à l’équilibre institutionnel traditionnel et respecter les obligations du Venezuela en application de la Charte démocratique interaméricaine, de la Convention américaine sur les droits de l’Homme et d’autres traités internationaux relatifs aux droits de l’Homme ;
  • garantir l’indépendance d’un procureur général, d’un contrôleur général et d’un médiateur par rapport à l’exécutif, comme il est prévu dans la constitution de 1999 ;
  • accroître les efforts d’amélioration de la durabilité des programmes sociaux et d’infrastructure en s’attaquant à l’inflation et aux déficits fiscaux et en évitant un contrôle excessif de l’État sur l’économie ; et
  • mettre fin à la prolifération à travers le pays des groupes armés qui échappent au contrôle de l’armée régulière et des forces de police.

Bogota/Bruxelles, 22 février 2007

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