icon caret Arrow Down Arrow Left Arrow Right Arrow Up Line Camera icon set icon set Ellipsis icon set Facebook Favorite Globe Hamburger List Mail Map Marker Map Microphone Minus PDF Play Print RSS Search Share Trash Crisiswatch Alerts and Trends Box - 1080/761 Copy Twitter Video Camera  copyview Whatsapp Youtube
Centrafrique : éviter la surchauffe électorale
Centrafrique : éviter la surchauffe électorale
Sauver les élections en République centrafricaine et éviter un nouveau cycle de violences
Sauver les élections en République centrafricaine et éviter un nouveau cycle de violences
An African Union peacekeeping soldier takes a strategic position to quell street violence in neighbourhoods in the Central African Republic’s capital Bangui, on 20 December 2013. REUTERS/Andreea Campeanu
Commentary / Africa

Centrafrique : éviter la surchauffe électorale

En Centrafrique, la période pré-électorale s’annonce explosive : à Bangui, les milices de jeunes s’adonnent à des actes criminels quotidiens et les tensions intercommunautaires sont très fortes, et, en province, de nombreux groupes de combattants de l’ex-Seleka et de miliciens anti-balaka se rassemblent et tentent de marcher vers la capitale avec la volonté d’en découdre. Si jusqu’ici, les forces internationales ont réussi à contenir une partie de ces mouvements de combattants avant qu’ils ne gagnent la capitale, ces derniers n’ont toujours pas renoncé à leurs projets de déstabilisation de la transition. Alors que Bangui continue d’être frappée par une flambée de violence, amorcée en septembre dernier, et que les élections sont prévues avant la fin de l’année, l’afflux de combattants pourrait encercler la ville et aboutir à de nouveaux affrontements dans la capitale et en province sur fond de tensions intercommunautaires.*

L’arrêt de la progression des miliciens de Nourredine Adam (chef de file du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, FPRC, l’aile la plus dure de la coalition de l’ex-Seleka) les 10 et 11 octobre à 150km de Bangui par les forces internationales n’exclut pas d’autres tentatives à brève échéance. Dans un tel contexte, l’organisation précipitée d’élections préconisée par les partenaires internationaux est une fuite en avant porteuse d’instabilité. Aujourd’hui, l’urgence est de desserrer l’étau des groupes armés et de créer un consensus qui n’existe pas autour du processus électoral. Pour ce faire, les effectifs des forces françaises et des Nations unies devraient rapidement être augmentés et les élections devraient être repoussées à 2016 pour se dérouler dans un climat apaisé et promouvoir une stabilité durable.

Les violences qui se sont déroulées à Bangui à la fin du mois de septembre et dont le bilan s’élève à environ 70 morts, des centaines de blessés et plus de 40 000 déplacés, pourraient malheureusement n’être qu’un début. La mort d’un taxi-moto musulman fin septembre dans la capitale a provoqué un cycle de représailles de violences intercommunautaires et des troubles dirigés contre le gouvernement de transition et la présence internationale. Appel à la désobéissance civile par des leaders de la société civile et pillages ont créé une situation insurrectionnelle instrumentalisée par des leaders anti-balaka, soutiens à l’ancien président François Bozizé (2003-2013) et par des dirigeants de l’ex-Seleka.

Ces troubles ont rappelé des réalités bien connues des Centrafricains et des humanitaires mais ignorées par certains membres de la communauté internationale : la capitale n’est pas sécurisée et les miliciens contrôlent toujours plusieurs quartiers ; les recommandations adoptées lors du forum national de réconciliation de Bangui en mai 2015 n’ont pas encore été mises en œuvre faute de moyens, de volonté politique et de consensus au sein des groupes armés et de la classe politique centrafricaine ; l’accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) signé lors de ce forum est resté lettre morte ; et les tensions intercommunautaires entre musulmans et non-musulmans sont encore très vives dans la capitale et dans l’ouest et le centre du pays.

Perpétrées pendant que la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, était à New York pour participer à une réunion sur la République centrafricaine (RCA) en marge de l’assemblée générale des Nations unies, les violences qui ont embrasé Bangui et les manifestations qui ont suivi révèlent une stratégie de déstabilisation et l’opportunisme de certains politiciens et acteurs de la société civile – dont des partisans de Bozizé et des proches de l’ex-Seleka – mais elles doivent pourtant être prises au sérieux en ce qu’elles expriment une forte insatisfaction. Insatisfaction à l’égard des forces internationales qui, presque deux ans après le début de l’opération française Sangaris et malgré le déploiement d’environ 10 000 casques bleus, ne sont parvenues ni à sécuriser la capitale ni à sécuriser la principale route du pays. Insatisfaction à l’égard du gouvernement de transition qui a beaucoup promis lors du forum de Bangui et a si peu réalisé.

La feuille de route de la transition qui prévoyait le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des miliciens après le forum de Bangui et avant les élections a complètement déraillé. Le DDR est maintenant renvoyé à l’après-élection et les élections sont organisées dans des conditions problématiques aux points de vue technique, financier, sécuritaire et politique.

Aujourd’hui, l’impasse politique et communautaire risque de conduire à une nouvelle déflagration sécuritaire. En effet, des groupes de combattants de l’ex-Seleka, proches de Nourredine Adam et de son mouvement, le FPRC, se sont regroupés depuis le mois de juin 2015 vers Kaga-Bandoro, à plus de 300km au nord-est de Bangui et ont tenté début octobre de rejoindre la capitale empruntant des pistes pour contourner les villes contrôlées par les forces internationales. Des affrontements entre les forces internationales et les combattants de l’ex-Seleka ont eu lieu les 10 et 11 octobre à plusieurs kilomètres de Sibut, située à 150km au nord-est de Bangui, et ont temporairement permis de stopper leur avancée. Bien que ces affrontements aient occasionné de nombreuses pertes dans les rangs des rebelles, la capacité de nuisance de ces groupes armés demeure quasiment intacte et la préparation de nouvelles attaques est très certainement en cours. De leur côté, plusieurs groupes de miliciens anti-balaka seraient en train de se rassembler dans plusieurs villes de l’ouest centrafricain comme Bossangoa, à 250km au nord-ouest de Bangui ou encore Berberati au sud-ouest de la RCA. Leur objectif est toujours le même, descendre sur la capitale pour porter main fortes aux jeunes anti-balaka de Bangui et chasser les musulmans de Bangui. Certains d’entre eux auraient d’ailleurs participé aux violences qui se sont déroulées fin septembre à Bangui avant de repartir chez eux. A l’heure actuelle, le risque majeur n’est pas un nouveau putsch mais la reprise d’affrontements intercommunautaires sanglants dans la capitale et en province.

Dans cette situation d’urgence, la communauté internationale se focalise sur un faux objectif : organiser des élections le plus vite possible. En dépit des nombreux avertissements, elle préfère une élection à tout prix plutôt qu’une transition chancelante, tandis que le gouvernement de transition envisage un énième remaniement ministériel et une nouvelle concertation. Après la démission du président de l’Autorité nationale des élections qui s’opposait à une élection à la va-vite en 2015, un nouveau calendrier électoral qui doit être prochainement voté par le Conseil national de transition et qui a été décidé après concertations entre autorités de la transition et partenaires internationaux, prévoit de repousser le premier tour des élections présidentielles à décembre 2015. Ces échéances ne sont pas tenables et les acteurs internationaux et le gouvernement de Samba Panza devraient avant tout former un véritable partenariat pour créer les conditions techniques, politiques et sécuritaires nécessaires pour des élections transparentes, libres et inclusives.

Comme un rapport récent de Crisis Group, Centrafrique : les racines de la violence, l’a recommandé, les mesures suivantes doivent être rapidement mises en œuvre par les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux pour éviter une amplification des tensions et des violences entre groupes armés, et favoriser un climat propice pour les élections :

Renforcer les forces internationales en augmentant les troupes françaises (les plus dissuasives sur le terrain), les casques bleus et les capacités de gestion des mouvements de foule ;
Initier le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion avec les groupes armés volontaires ;
Arrêter et traduire en justice certains dirigeants des anti-balaka et des ex-Seleka suspectés d’être impliqués dans la récente flambée de violence ;
Reporter les élections à la première moitié de 2016, et remplacer le président démissionnaire de l’Autorité nationale des élections par une personnalité intègre et connue pour son indépendance politique ;
Compléter le budget électoral, formuler clairement les critères d’éligibilité des candidats aux élections législative et présidentielle et les possibilités de recours selon la loi électorale, et réaffirmer publiquement le droit de vote des musulmans centrafricains ; et
Promouvoir les efforts de réconciliation entre communautés, notamment grâce à la revitalisation des échanges économiques au niveau local, à l’annonce de plans de développement des régions périphériques ainsi qu’à la préparation d’un plan d’investissement massif dans le secteur de l’éducation incluant un enseignement sur la tolérance.
 

*Pour rappel, la prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013 a constitué un renversement du paradigme politique centrafricain. Pour la première fois depuis l’indépendance, une coalition de groupes armés issue du nord et de l’est du pays s’est emparée du pouvoir. Dans la foulée, la partie occidentale de la Centrafrique a été le théâtre d’une véritable persécution des musulmans par les milices anti-balaka qui a conduit à leur départ forcé, à un désir de vengeance et à l’émergence de discours de partition à l’est du pays. Le conflit entre ex-Seleka et anti-balaka s’est aujourd’hui doublé d’un conflit entre communautés armées.

Contributors

Former Senior Consultant, Central Africa
Senior Analyst, Chad
A soldier of the United Nations Multidimensional Integrated Stabilization Mission in the Central African Republic (MINUSCA) patrols with the Central African National Gendarmerie in PK5, the predominantly Muslim shopping district of Bangui, on 7 Jan 2020. FLORENT VERGNES / AFP
Statement / Africa

Sauver les élections en République centrafricaine et éviter un nouveau cycle de violences

The Central African Republic is beset with fresh violence days before voting slated for 27 December. If the election is to go forward, and the country to avoid further turmoil, neighbouring heads of state will need to help rival politicians strike a deal.

  • Share
  • Save
  • Print
  • Download PDF Full Report

A quelques jours seulement des élections, des combats ont éclaté dans l’ouest de la République centrafricaine (RCA), où une coalition de groupes armés se bat contre les forces gouvernementales et onusiennes à 100 kilomètres à peine de Bangui, la capitale. Ces violences surviennent à la suite d’un fort regain des tensions politiques, exacerbé par la décision de la Cour constitutionnelle d’empêcher l’ancien président François Bozizé d’être candidat aux élections prévues le 27 décembre. La mission de l’ONU dans le pays, déployée depuis 2014, a intensifié ses opérations militaires en appui au gouvernement et des forces internationales sont arrivées en renfort. Impossible de savoir si cette intervention suffira à enrayer la progression des groupes armés ou si elle permettra au scrutin de se dérouler sans heurts. Pour que le pays ait une chance d’organiser ces élections et d’éviter de nouvelles violences et de nouveaux troubles, les dirigeants de la région devraient inciter le président Faustin-Archange Touadéra et François Bozizé à des négociations.

Depuis des décennies, la RCA connait des troubles d’intensités diverses et vit une crise prolongée depuis 2013. Cette année-là, une coalition rebelle composée majoritairement de musulmans, connue sous le nom de Séléka et issue du nord-est du pays, s’est révoltée contre le gouvernement de Bozizé et a brièvement occupé le pouvoir jusqu’à ce que certains pays de la région la poussent à se retirer. Les forces non musulmanes « anti-balaka » se sont soulevées pour défendre les non-musulmans contre l’attaque de la Séléka. Depuis cette crise, les anciennes factions de la Séléka et les anti-balaka se sont scindées, et de nouvelles factions armées ont vu le jour. Ces groupes armés sont responsables d’une insécurité généralisée dans le pays, car ils s’affrontent entre eux et combattent les forces du gouvernement pour conquérir territoire et influence. Un accord de paix conclu en 2019 et signé par quatorze factions armées n’a contribué que dans une faible mesure à réduire les violences, même avant le dernier épisode en date. Les groupes armés s’impatientent face à ce qu’ils considèrent comme l’incapacité du gouvernement à mettre en œuvre, depuis 2019, certaines parties de l’accord, notamment l’intégration de leurs combattants au sein d’unités spéciales mixtes de sécurité. Ils ont également exprimé leur opposition croissante au gouvernement Touadéra lui-même.

Depuis plusieurs mois déjà, les tensions politiques en RCA sont vives, mais la décision de la Cour constitutionnelle du 3 décembre statuant que Bozizé, revenu en RCA en 2019 après des années d’exil, ne pouvait pas se présenter aux élections les a encore attisées. Pour justifier sa décision, la cour a indiqué que l’ancien président, qui a pris le pouvoir à la faveur d’un coup d’Etat en 2003, faisait l’objet de sanctions des Nations unies et d’un mandat d’arrêt délivré par le gouvernement pour son rôle présumé dans des meurtres, des enlèvements, des détentions arbitraires et des faits de torture. Ces accusations, que Bozizé nie en bloc, concernent des évènements qui se sont déroulés à l’époque où il était en poste et pendant la période qui a suivi sa destitution. Peu après l’annonce de la décision de la cour, il a été rapporté que Bozizé rencontrait certains de ses soutiens politiques dans sa préfecture natale d’Ouham, dans l’ouest du pays. Entretemps, il a également rencontré trois dirigeants de groupes armés, deux anti-balaka et un ex-Séléka, qui avaient participé à la coalition qui l’avait évincé du pouvoir en 2013. En réponse, le gouvernement de Touadéra a accusé Bozizé de chercher à déstabiliser le pays.

A l’approche du scrutin, plusieurs groupes armés se sont joints à la mêlée de ce qui ressemble désormais à une tentative de suspendre les élections et de renverser Touadéra.

A l’approche du scrutin, plusieurs groupes armés se sont joints à la mêlée de ce qui ressemble désormais à une tentative de suspendre les élections et de renverser Touadéra. Le 15 décembre, une coalition composée de six des groupes armés les plus importants et les mieux équipés, dont des factions ex-Séléka et anti-balaka, ont publié un communiqué fustigeant des préparations électorales, à leurs yeux, plus que bâclées. Ces groupes figuraient parmi les signataires de l’accord de paix conclu en février 2019, mais manifestent aujourd’hui leur intention de mettre un terme à toute coopération avec le gouvernement. Bien que leur communiqué ne mentionne aucun soutien ouvert à Bozizé, il a été signé dans la ville de Kamba Kota, située non loin du fief politique de l’ancien président. Depuis le 18 décembre, ces groupes ont conquis des parties des préfectures de Lobaye, Ouham, Ouham-Pendé, Nana-Grébizi, Ombella-Mpoko et Ouaka, bloquant ainsi les principales routes d’approvisionnement vers Bangui. Dans une autre déclaration, ils ont appelé à l’insurrection populaire armée et proclamé leur résolution à manifester dans la capitale.

Les acteurs internationaux sont désormais intervenus, mais il n’est pas encore possible de déterminer s’ils parviendront à repousser les assaillants et à garantir la tenue des élections. A la demande du gouvernement, la Russie et le Rwanda ont envoyé des centaines de troupes en RCA, en particulier à Mbaïki (la capitale de la préfecture de Lobaye). Les forces de l’ONU, en particulier les contingents portugais et rwandais, ainsi que l’armée nationale ont entretemps combattu les rebelles dans l’ouest et le sud du pays autour de Bossombélé (préfecture d’Ombella-Mpoko) et de Bossemptélé (préfecture d’Ouham-Pendé). Les combats pourraient se poursuivre au-delà de la date des élections, mettant ainsi le scrutin en péril. S’il n’est pas possible de procéder au vote, et qu’un nouveau président et une nouvelle assemblée nationale ne sont pas élus avant la fin des mandats le 31 mars 2021, les rivaux politiques de Touadéra s’opposeront certainement à une prolongation de ce dernier dans ses fonctions. En l’absence d’une procédure claire sur la désignation d’un président et d’une assemblée nationale intérimaires, le pays s’exposerait alors à des luttes intestines plus accrues entre les élites.

Une victoire décisive sur les groupes armés dans les jours qui viennent étant peu probable, il convient de mener une médiation afin d’apaiser les esprits à temps pour le scrutin. Le président et ses soutiens insistent sur le fait qu’ils ne se laisseront pas intimider pour reporter les élections ou permettre à Bozizé de s’y présenter. Ils pourraient toutefois faire une proposition intéressante à l’ancien président qui, à son tour, pourrait convaincre les groupes armés de baisser les armes. Les autorités pourraient notamment mettre un terme au harcèlement envers Bozizé et les membres de sa famille qui ont subi des intimidations physiques, perquisitions et arrestations ; lever les mandats d’arrêt délivrés à son égard et celui de ses associés ; et discuter de la possibilité pour lui et son parti de revenir dans l’arène politique à l’avenir. Si ces perspectives sont impensables pour beaucoup de citoyens centrafricains, l’autre voie, qui pourrait impliquer davantage de violence, serait encore pire.

Une victoire décisive sur les groupes armés dans les jours qui viennent étant peu probable, il convient de mener une médiation afin d’apaiser les esprits à temps pour le scrutin.

Les chefs d’Etat régionaux, y compris celui de l’Angola, qui préside la commission de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, et du Congo-Brazzaville, qui est de longue date le médiateur principal dans les crises en RCA et qui jouit d’une certaine influence sur l’opposition politique dans le pays, pourraient devoir intervenir. Ils devraient convaincre Touadéra d’accepter ce type de négociations et persuader Bozizé que, pour l’heure, les propositions du président et de ses soutiens sont tout ce à quoi il peut prétendre. L’Union africaine, en sa qualité de garante de l’accord de paix de 2019, pourrait apporter un appui technique dans le cadre d’un dialogue, quel qu’en soit le format. Sans cela, Touadéra pourrait devoir faire face à une rébellion généralisée, qui pourrait rendre le pays ingouvernable pour son deuxième mandat ou même le renverser un jour. Bozizé pourrait quant à lui essuyer une défaite militaire et un renvoi devant la Cour pénale internationale. En outre, ces acteurs et d’autres garants internationaux devraient convoquer une réunion entre le gouvernement et les groupes armés afin de renforcer les efforts déployés pour mettre en œuvre l’accord de paix de 2019. Il s’agit en effet d’une demande fondamentale émanant des quatorze groupes armés signataires.

Pour beaucoup à Bangui, les solutions proposées ci-dessus pourraient être difficilement acceptables, mais au vu du déploiement des Nations unies sur un territoire aussi vaste et de la faiblesse des forces armées, ces propositions pourraient être la seule manière de s’assurer que le scrutin se tienne à la date prévue et relativement sereinement, et que le pays évite un nouveau cycle de violence dangereux.