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La rébellion au Congo: acteurs internes et externes de la crise
La rébellion au Congo: acteurs internes et externes de la crise
A Perilous Free-for-all in the Eastern DR Congo?
A Perilous Free-for-all in the Eastern DR Congo?
Report 2 / Africa

La rébellion au Congo: acteurs internes et externes de la crise

A peine 14 mois après la fin de la guerre menée par la coalition anti-Mobutu, un nouveau mouvement armé annonce le 2 août 1998 le début d’une nouvelle « guerre de libération » contre le régime de Laurent Désiré Kabila.

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Synthèse

A peine 14 mois après la fin de la guerre menée par la coalition anti-Mobutu, un nouveau mouvement armé annonce le 2 août 1998 le début d’une nouvelle « guerre de libération » contre le régime de Laurent Désiré Kabila. Le conflit oppose entre eux les membres fondateurs de l'AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo), la coalition qui avait installé Laurent Kabila à la tête de la République Démocratique du Congo en mai 1997.

En réalité, les dissensions au sein de l’AFDL existent depuis le début du mouvement, comme en témoignent les différents affrontements armés qui ont eu lieu entre soldats de la mouvance tutsi-rwandaise-ougandaise et ceux de la mouvance katango-congolo-angolaise.

La victoire n’a apaisé ces conflits internes au mouvement que pour un court moment. Le renvoi des militaires rwandais des Forces Armées Congolaises (FAC) en juillet 1998 a joué le rôle d’accélérateur dans le déclenchement du mouvement armé. Depuis 1997, la volonté d’émancipation de Kabila vis à vis des ses anciens parrains ougandais et rwandais menaçait les intérêts économiques de ces deux pays. Dans ce contexte de défiance réciproque, chaque camp s’est efforcé d’organiser une nouvelle coalition en ayant recours au remède qui avait fait leur succès lors de la « guerre de libération » de 1996-1997 : appeler à la rescousse des troupes étrangères.

Ces tentatives entraînent des rapprochements hétéroclites entre les différents acteurs de l’échiquier congolais. Côté Kabila, l’intensification des contacts avec les différents groupes armés dans l’est du Congo amorcés dès avant le début de la rébellion traduisait déjà la présomption d’une menace et la volonté d’un rééquilibrage militaire. Principalement avec les Mai-Mai, un groupe de combattants transethnique, anciens soutiens contre les réfugiés et la population locale, mais aussi probablement avec les guérillas rwandaise (ex-FAR) ougandaise (Allied Democratic Forces) et burundaise (FDD). Kabila a également sollicité des soutiens extérieurs, des membres de la SADC d’abord : le Zimbabwe, la Namibie et l’Angola ont répondu à l’appel et ont envoyé des troupes ; d’autres pays africains ensuite : la Libye, le Tchad et le Soudan, qui ont soit envoyé des troupes soit contribué financièrement à l’effort de guerre.

A côté des militaires sur lesquels le gouvernement congolais, de son côté, peut s'appuyer, il faut aussi compter avec les civils, auprès desquels Laurent Kabila a considérablement accru sa popularité et qui ont joué un rôle important dans les combats à Kinshasa. Pour les gagner à sa cause, le président Kabila et ses hommes n'ont pas hésité à utiliser les réflexes ethniques et à appeler au lynchage des « Tutsi  envahisseurs».

L'opposition non armée à Kabila, et principalement l'UDPS d'Etienne Tshisekedi, s'est quant à elle située entre les deux camps, pour proposer sa médiation.

Côté rébellion, des contacts suivis entre les opposants congolais à Kabila, dont Arthur Zaidi Ngoma, le chef d’abord désigné pour la rébellion, basée à Goma , des officiers des FAC, une fraction des leaders Banyamulenge, voire d’anciens mobutistes n’ayant pas réussi leur « rédemption » sous Kabila ont été favorisés depuis plusieurs mois pour former un nouveau mouvement politico-militaire, dont l’objectif affiché est d’établir un nouveau pouvoir à Kinshasa.

Podcast / Africa

A Perilous Free-for-all in the Eastern DR Congo?

This week on Hold Your Fire! Richard Atwood talks to Great Lakes expert Nelleke van de Walle about the escalation of violence in the eastern DR Congo, as Uganda and Burundi deploy troops to fight rebels in the area and Rwanda threatens to do the same.

Neighbouring states are fighting again in the eastern Democratic Republic of Congo. In November 2021, Tshisekedi invited Ugandan units to cross into the DRC’s North Kivu province in pursuit of the ISIS-linked Allied Democratic Forces (ADF), a Ugandan rebel group blamed for a high profile attack last November in Ugandan capital Kampala. The following month, Burundian soldiers clashed with a Burundian rebel group also on Congolese soil. Rwanda’s President Paul Kagame has suggested that his country’s troops could soon also cross the border to battle Rwandan rebels, the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR), who are also based in the eastern DRC.

This week on Hold Your Fire! Richard Atwood talks to Crisis Group’s Great Lakes expert Nelleke van de Walle to make sense of what’s happening. They discuss politics among Great Lakes leaders and Tshisekedi’s efforts to develop closer ties to his neighbours in an effort to stabilise the eastern Congo. They talk about the myriad rebel groups – Congolese and foreign – active in the area, and their local and regional ties. They discuss Kagame’s concerns and how Tshisekedi can better delineate the role of the thousands of Ugandan forces now in the DR Congo. They also discuss how the Congolese president and other regional leaders can dissuade Kagame from sending in Rwandan forces. They discuss the role of the DR Congo’s neighbours in the east, an area that has long suffered from foreign meddling and predatory rebel groups, and prospects for improving the lives of its inhabitants.

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For more on the fighting in the eastern DRC, check out Crisis Group’s extensive analysis on our Great Lakes regional page and keep an eye out for an upcoming briefing on the conflict.

Contributors

Executive Vice President
atwoodr
Project Director, Great Lakes
PMvandeWalle