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À 41 ans, la Cedeao doit s’adapter aux temps présents
À 41 ans, la Cedeao doit s’adapter aux temps présents
Cosa dovrebbe fare Ecowas nell’Africa occidentale
Cosa dovrebbe fare Ecowas nell’Africa occidentale
Op-Ed / Africa

À 41 ans, la Cedeao doit s’adapter aux temps présents

Originally published in Jeune Afrique

Le 4 juin dernier, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) étaient réunis à Dakar.

Signe des temps, l’ordre du jour de cette 49e conférence a réservé plus d’espace aux questions politiques qu’au débat sur le développement économique. En plus de l’examen de situations nationales dans des pays comme le Burkina Faso, le Mali ou la Guinée Bissau, l’organisation s’est surtout penchée sur des thèmes transnationaux comme la lutte contre le terrorisme ou les conflits liés aux activités pastorales, qui font désormais peser de nouvelles menaces sur la sécurité de l’Afrique de l’Ouest. Pour faire face à ces nouveaux défis, l’organisation doit se réformer en profondeur.

Au moment de sa création, en 1975, la Cedeao, une communauté de quinze États aux profils politiques, linguistiques et économiques variés, avait pour mandat initial de favoriser l’intégration économique régionale. Mais depuis le début des années 90, son rôle est devenu de plus en plus politique et son action a finalement plus consisté à promouvoir la paix et la sécurité régionale qu’à stimuler les économies ouest-africaines. Composée d’États fragiles n’ayant pas encore stabilisé leur système politique, la Cedeao a été contrainte de faire face à une multiplication des crises, la forçant à jouer un rôle de « pompier » dans les pays membres. Si elle a connu quelques succès, comme par exemple en Guinée-Bissau, l’organisation a aussi montré dans le domaine de la sécurité des faiblesses évidentes qui nécessitent une profonde réforme institutionnelle et un changement de culture.

Autrefois confrontée à des crises politiques et militaires internes, comme celle qui s’est déroulée au Liberia à partir de décembre 1989, la Cedeao est désormais face à des crises plus complexes, qui ont tendance à dépasser les frontières des États et même des régions. C’est le cas de la crise sahélienne et de celle du bassin du lac Tchad, deux foyers de conflits qui excèdent son cadre géographique et sur lesquels l’organisation a du mal à être efficace. Dans le Sahel, la Cedeao n’est pas équipée pour lutter contre les activités criminelles transnationales, élément majeur d’une crise multidimensionnelle. Il lui sera difficile de pacifier cet espace sans se doter, au plus vite, d’un véritable pôle de lutte contre le crime organisé, compris au sens large du terme, et incluant le terrorisme, les trafics de drogues, de personnes ou d’armes.

Face au phénomène Boko Haram, la Cedeao est handicapée par l’absence de cadre légal commun avec la Communauté économique des États d’Afrique centrale, dont deux de ses membres le Cameroun et le Tchad, sont également touchés de plein fouet par cette organisation terroriste. Pour renforcer son action contre Boko Haram, la Cedeao a d’abord besoin d’investir dans la connaissance de son voisinage, notamment en Afrique centrale mais aussi en Afrique du Nord, base arrière ou rampe de lancement de mouvements criminels et violents. Elle doit inviter rapidement les autres communautés économiques régionales en Afrique ainsi que l’Union africaine à définir un cadre de collaboration permanent sur les questions de terrorisme et de trafics illicites.

Plus généralement, les interventions de la Cedeao ont révélé, au fil des années, un manque de moyens militaires et de capacité de mobilisation diplomatique. En d’autres termes, la Cedeao a de grandes difficultés à intervenir dans un contexte de conflit armé ouvert, comme au Mali par exemple, qu’il s’agisse de prévenir ce type de conflit ou de l’éteindre.

L’organisation doit donc se fixer de nouveaux objectifs et se doter de nouveaux moyens d’action. Outre une coopération régionale et continentale évoquée précédemment, l’organisation régionale ouest africaine devrait procéder à un réexamen de toutes les dimensions de sa force en attente, son bras armé qui a succédé en 2004 à l’Ecomog. Cela concerne non seulement la doctrine et les procédures opérationnelles, mais aussi le financement, sachant que cette force souffre d’un manque de moyens récurrent.

La Cedeao doit parallèlement développer une diplomatie active et cohérente et s’exprimer d’une seule voix. Elle doit convaincre les États membres de la nécessité de faire de la diplomatie régionale un complément voire un substitut aux efforts diplomatiques nationaux, affaiblis, eux aussi, par un manque évident de ressources financières.

Il n’existe pas d’organisation régionale forte sans pays leader. Le Nigeria, par son poids économique et démographique, est le plus apte à jouer ce rôle de moteur de la réforme. Ce pays compte pour 77 pour cent du produit intérieur brut de la Cedeao et, à ce titre, est le mieux à même d’apporter des ressources financières aux opérations de maintien ou d’imposition de la paix de l’organisation. Géant continental qui espère dans les prochaines années jouer un rôle de premier plan au sein de l’organisation des Nations unies, le Nigeria doit travailler à la restauration de sa diplomatie et faire de la redynamisation de la Cedeao un axe essentiel de cette diplomatie rénovée.

Op-Ed / Africa

Cosa dovrebbe fare Ecowas nell’Africa occidentale

Originally published in Formiche

Il 4 giugno scorso, capi di Stato e di governo della Comunità economica degli Stati dell’Africa occidentale (Ecowas) si sono riuniti a Dakar. In conformità con le attuali evoluzioni, l’ordine del giorno della 49esima conferenza dell’organizzazione si è caratterizzato per l’ampia presenza di questioni politiche, piuttosto che di problematiche legate allo sviluppo economico. Inoltre, più che sull’esame di situazioni nazionali di Paesi come il Burkina Faso, il Mali o la Guinea Bissau, le discussioni si sono concentrate su temi transnazionali come la lotta al terrorismo o ai conflitti tra gli allevatori, che costituiscono ormai delle nuove minacce per la sicurezza dell’Africa occidentale. Affrontare queste nuove sfide richiede una riforma radicale da parte dell’Ecowas.

Al momento della sua costituzione, nel 1975, l’Ecowas era una comunità di 15 Stati dai profili politici, linguistici ed economici moto diversi. Il suo mandato iniziale prevedeva in linea generale la promozione e il supporto dell’integrazione economica regionale. Ma dall’inizio degli anni 90 il suo ruolo è divenuto sempre più politico e le sue azioni si sono orientate verso la promozione della pace e della sicurezza regionale, premessa per lo stimolo delle economie africane occidentali. Composta da Stati fragili che non hanno ancora portato avanti programmi di stabilizzazione politica, l’Ecowas ha dovuto affrontare una serie di crisi che l’hanno costretta a giocare il ruolo di pompiere nei Paesi membri. E se nel dominio della sicurezza le si possono riconoscere alcuni successi – come ad esempio in Guinea Bissau – l’organizzazione ha anche dimostrato delle debolezze evidenti che giustificano la necessità di una riforma istituzionale profonda e di un cambiamento culturale.

Intaccata da crisi politiche e militari interne – come quelle che si sono sviluppate in Liberia a partire da dicembre 1989 – l’Ecowas si trova ormai di fronte delle crisi molto più complesse, che tendono a oltrepassare i confini degli Stati e delle regioni. È questo il caso della crisi del Sahel e di quella del bacino del lago Chad, due focolai di conflitto che vanno oltre il proprio ambito geografico e sui quali l’organizzazione ha difficoltà a mantenere la propria efficacia. Nel Sahel, infatti, l’Ecowas non ha le giuste dotazioni per lottare contro la criminalità transnazionale, elemento rilevante di una crisi multidimensionale. Sarà difficile pacificare l’area senza gli strumenti adeguati, tra cui rientra tra l’altro l’esigenza della rapida creazione di un centro di lotta contro il crimine organizzato, inteso nel senso largo del termine e comprendente anche le attività terroristiche e il traffico di droga, persone e armi.

Vista la mancanza di un quadro legale comune tra l’Ecowas e la Comunità economica degli stati dell’Africa centrale (Eccas) è difficile agire, ad esempio, nei confronti di Boko Haram, fenomeno che tra l’altro sta duramente colpendo Paesi membri dell’Eccas, Camerun e Ciad. Per rinforzare la sua azione contro il gruppo terroristico, l’Ecowas ha innanzitutto bisogno di investire nella sua conoscenza dei vicini, soprattutto in Africa centrale, ma anche nell’Africa del nord, territori di lancio di movimenti criminali e violenti. Inoltre, dovrebbe invitare le altre comunità economiche regionali in Africa e l’Unione africana a stabilire rapidamente un quadro permanente per la cooperazione in materia di terrorismo e traffico illecito.

Più in generale, quindi, l’intervento di Ecowas ha rilevato nel corso degli ultimi anni l’assenza di mezzi militari e capacità di mobilitazione diplomatica. In altre parole, l’Ecowas ha grandi difficoltà a intervenire in contesti conflittuali aperti, come quello del Mali, sia che si tratti di prevenire questo genere di conflitti sia di affrontarli. L’organizzazione deve fissare nuovi obiettivi e dotarsi di nuovi mezzi d’azione. Al di là di una cooperazione regionale e continentale già invocata, l’Ecowas dovrà procedere a un riesame di tutti gli aspetti attuali della sua forza coercitiva, il braccio armato succeduto all’Ecomog nel 2004 (Ecomog era una forza multilaterale armata dell’Africa occidentale, istituita dall’Ecowas nel 1981, ndr). Questo ha a che fare non solo con la dottrina e le procedure operative, ma anche con il finanziamento, sapendo che questa forza soffre di mancanze ricorrenti di mezzi.

Parallelamente, l’Ecowas ha necessità di sviluppare una diplomazia attiva e coerente e di esprimersi con una voce sola; deve convincere gli Stati membri della necessità di fare della diplomazia regionale un sostituto per quella nazionale, quest’ultima indebolita da evidenti carenze finanziarie. Non può esistere un’organizzazione regionale forte senza un Paese leader. In questo senso la Nigeria, con il suo peso economico e demografico, è il più adatto a giocare il ruolo di motore della riforma. Il Paese rappresenta il 77% del prodotto interno lordo di Ecowas e, come tale, è sicuramente il più in grado di fornire risorse finanziarie per portare avanti operazioni di peace building e di peace enforcement. La Nigeria, gigante continentale che negli anni spera di poter svolgere un ruolo sempre più attivo in seno alle Nazioni Unite, deve lavorare per rinnovare la propria diplomazia e fare della rivitalizzazione dell’Ecowas un’asse essenziale di questo nuovo soft power.