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L’UE, les visas et les Balkans occidentaux
L’UE, les visas et les Balkans occidentaux
War & Peace: Reviving Dialogue between Kosovo and Serbia
War & Peace: Reviving Dialogue between Kosovo and Serbia
Report 168 / Europe & Central Asia

L’UE, les visas et les Balkans occidentaux

L’actuel régime de visa de l’UE concernant les pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine et Serbie-Monténégro, y compris le Kosovo) présente des lacunes: il inhibe les progrès dans les domaines du commerce, des affaires, de l’éducation et de la société civile, provoque le ressentiment des populations et ne contribue pas à la stabilité régionale en général.

SYNTHÈSE

L’actuel régime de visa de l’UE concernant les pays des Balkans occidentaux (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine et Serbie-Monténégro, y compris le Kosovo) présente des lacunes: il inhibe les progrès dans les domaines du commerce, des affaires, de l’éducation et de la société civile, provoque le ressentiment des populations et ne contribue pas à la stabilité régionale en général. Une libéralisation totale des visas pour tous n’interviendra probablement pas avant que les pays des Balkans se soient rapprochés sensiblement de leur adhésion à l’UE. Mais il est déjà possible d’opérer une libéralisation sélective pour certains groupes de la population et de faciliter l’obtention de visas pour tous les demandeurs (par un processus simplifié, plus rapide et moins pénible), ce qui serait également un bon moyen de montrer aux gouvernements et aux citoyens que les réformes paient.

L’immigration est une préoccupation majeure au sein de l’UE, comme l’a montré une vague de soutien croissant à l’extrême droite et à certains partis politiques xénophobes. Le scandale des visas allemands, qui a éclaté au début de l’année 2005, et les émeutes dans les banlieues françaises de ces dernières semaines n’ont pas arrangé les choses. Mais l’UE s’est engagée à adopter un régime de visa plus libéral pour les pays des Balkans occidentaux lors du sommet de Thessalonique en 2003 et elle ne met pas en œuvre cet engagement, bien qu’elle ait entamé des négociations en vue d’assouplir son régime de visa avec la Russie, l’Ukraine et la Chine. Ceci envoie un message regrettable quant aux priorités de l’UE. La sécurité interne domine au détriment des politiques pratiques, ce qui conduit à la marginalisation des pays candidats à travers des restrictions inflexibles en matière de visas qui compromettent la liberté de mouvement de leurs citoyens sur le court terme et exacerbent l’insécurité régionale sur le plus long terme.

Les barrières actuelles en matière de visas sont une source de profond ressentiment pour les voyageurs honnêtes. Elles portent atteinte à la crédibilité des États de la région (lorsque leurs nationaux essaient d’obtenir leur passeport, de façon légale ou non, auprès de juridictions plus favorables) et fonctionnent moins comme un obstacle que comme une opportunité pour le crime organisé et la corruption dans l’UE et dans la région. Le système actuel pose surtout des restrictions à ceux qui devraient pouvoir profiter de la proximité de l’UE et fait que la majorité honnête paie pour une minorité de criminels. Les efforts de réforme des gouvernements de la région restent limités parce que les citoyens ne voient pas vraiment de récompenses concrètes à leurs efforts. Il est temps de leur en offrir.

Belgrade/Pristina/Sarajevo/Skopje/Bruxelles, 29 novembre 2005

War & Peace: Reviving Dialogue between Kosovo and Serbia

This week on War & Peace, Crisis Group’s Balkan expert Marko Prelec joins Olga Oliker and Hugh Pope to discuss why the Kosovo-Serbia dialogue has stalled, why the status quo is untenable and how to change it.

S2 E11: Reviving Dialogue between Kosovo and Serbia

Thirteen years after Kosovo broke away from Serbia to become de facto independent, political inertia continues to stall the largely European-driven dialogue process aimed at reaching an understanding between the two parties and thus securing lasting stability for the region. On the back of our recently published report, “Relaunching the Kosovo-Serbia Dialogue”, Crisis Group’s Balkans expert Marko Prelec joins Olga and Hugh to examine why that is. 

Taking a step back from the state of talks today, Marko lays out the historical context for the current impasse, and what the obstacles have been to changing the uneasy status quo. Beyond leaving the door wide open for the dispute to escalate, Kosovo’s unresolved status has tainted domestic political discourse and continues to bar both it and Serbia from accessing the European Union and otherwise participating in the international community.

Failure to breathe new life into talks also comes at a human cost, he explains, having met people on both sides whose lives are curtailed by mutual non-recognition. Does the new year bear any signs that Pristina and Belgrade are willing to make the compromises necessary to resolve their dispute?

Tune in to find out!

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For more information, read our new report Relaunching the Kosovo-Serbia Dialogue.