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Centrafrique : éviter la surchauffe électorale
Centrafrique : éviter la surchauffe électorale
UN peacekeeping soldiers guard school compound used as an electoral centre at the end of the presidential and legislative elections, in the predominantly Muslim PK5 neighbourhood of Bangui, Central African Republic, 14 February 2016. REUTERS/Siegfried Modola
Alert / Africa

Centrafrique : alerte de crise

En Centrafrique, le statu quo qui a suivi l'investiture du président Touadéra en mars 2016 est déjà remis en cause. Les tensions montent tandis que le blocage est total sur l’accord de désarmement, démobilisation et réinsertion, nœud gordien de la crise centrafricaine. Tout doit être mis en œuvre lors de la conférence des donateurs pour la Centrafrique, qui se déroule le 17 novembre à Bruxelles, pour éviter une nouvelle tentative de déstabilisation, voire un renversement du pouvoir.

Alors que la conférence des donateurs pour la Centrafrique se déroule le 17 novembre à Bruxelles, le statu quo postélectoral est déjà remis en cause. L’impasse des négociations sur la mise en œuvre du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) conduit à une montée des tensions susceptible d’aboutir à une nouvelle tentative de déstabilisation. En effet, le mécontentement des parties prenantes de la crise centrafricaine augmente dans un contexte de vulnérabilité stratégique accrue : la saison sèche débute, le gouvernement français a officiellement mis fin à la mission militaire Sangaris le 31 octobre et la mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) n’est pas suffisamment dissuasive.

La fin du statu quo sur le terrain et la mise à l’épreuve de la Minusca

Au lendemain de son investiture en mars 2016, le président Faustin-Archange Touadéra a engagé le dialogue avec les groupes armés ex-Seleka (la Seleka était une coalition de différents mouvements armés venant principalement du Nord-Est du pays) et anti-balaka (milices d’autodéfense) pour conclure un nouvel accord sur le DDR. Malheureusement, ces discussions achoppent sur la volonté des ex-Seleka d’être intégrés dans l’armée et les perspectives d’un rapprochement des positions de la partie gouvernementale et des groupes armés sont très minces. Un signe ne trompe pas : les poids lourds de l’ex-Seleka n’ont pas participé au dernier cycle de discussions sur le DDR.

Le blocage est total sur ce qui constitue le nœud gordien de la crise centrafricaine, l’accord de DDR dont l’enjeu réel est la composition de l’armée. En effet, les anti-balaka et ex-Seleka ont conservé leur capacité de nuisance et l’enlisement du dialogue accentue chaque jour un peu plus la partition de facto de la Centrafrique. A la fin de la saison des pluies, certains groupes de l’ex-Seleka se sont concertés à Bria et au Tchad et une série de violences a secoué le centre du pays (à Kaga-Bandoro mi-octobre puis à Bambari fin octobre).

Facilités par la saison sèche, les mouvements des groupes armés se traduisent par une recrudescence des attaques contre des villages et du grand banditisme sur les axes routiers. Par ailleurs, les couloirs de transhumance étant l’objet de toutes les convoitises, des regroupements d’éléments armés sont observés dans les zones de Ngaoundaye, Koui, Yelewa, Markounda, Kabo, etc. La partition de fait permet aux groupes de l’ex-Seleka de s’enraciner davantage dans certains territoires et de consolider leur rente financière en interdisant toute action effective de l’administration gouvernementale. En écho à l’agitation des éléments de l’ex-Seleka, on observe la réactivation de certains groupes anti-balaka.

Par ailleurs, malgré la fuite de Bangui de certains chefs des groupes armés au mois d’octobre, le quartier du PK5 dans la capitale continue de poser un grave problème sécuritaire. Le 4 octobre, le commandant Mokemba, ex-aide de camp de la présidente de la transition, y a été assassiné en pleine rue et plusieurs musulmans ont été tués dans des actions de représailles. Le 30 octobre, des violences entre groupes armés dans ce quartier ont coûté la vie à deux chefs de groupes, Abdoul Danda et Issa Capi, alias 50/50, et à au moins huit autres personnes. Ces affrontements ont repris sporadiquement depuis le 2 novembre.

L’enlisement du conflit centrafricain fragilise à la fois le président Touadéra et la Minusca qui cristallisent un mécontentement populaire croissant.

Les Casques bleus de la Minusca sont attaqués, leur action est publiquement critiquée tant par des membres du gouvernement que par des organisations de la société civile et la presse centrafricaine, et des pétitions circulent contre les contingents de l’ONU que la population accuse de complicité avec l’ennemi. Le mécontentement est tel qu’il se transforme désormais en hostilité ouverte : le 24 octobre, une manifestation organisée à Bangui par le Groupe de réflexion de la société civile autour du slogan « Minusca out » a dégénéré et fait quatre morts. Plus récemment, trois Casques bleus musulmans ont failli être lynchés à Bossangoa.

La fin de l’état de grâce

L’état de grâce du président Touadéra, élu à la suite du ralliement de nombreux politiciens et avec une confortable avance, aura été de courte durée. Dans le microcosme politique incestueux de Bangui, les antagonismes de la transition ressurgissent à l’identique. Les relations entre les pouvoirs législatif et exécutif sont tendues (le Premier ministre a échappé de peu à une motion de censure quelques mois après sa prise de fonction), des organisations de la société civile et des chefs religieux expriment publiquement leur déception et les principaux partis d’opposition tels que le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) font aussi entendre leur désapprobation. Parallèlement, dans l’ombre, le clan Bozizé prépare son retour (Francis Bozizé, un des fils de l’ex-président Bozizé, est revenu à Bangui au mois d’août) et certains membres du gouvernement jouent double jeu, en maintenant leurs alliances avec des éléments nuisibles.

Cette ambiance est rendue encore plus délétère par ceux qui tentent d’exploiter la crédulité et le mécontentement populaires en affirmant que la sécurité sur le territoire centrafricain sera rétablie par les Forces armées centrafricaines (FACA). Cette promesse aussi fausse que démagogique joue sur le désespoir du peuple centrafricain et les demandes de formation militaire du gouvernement auprès d’armées connues pour leur brutalité ne peuvent que compliquer la réforme du secteur de la sécurité.

L’impasse des négociations et l’incapacité de l’ONU à changer la donne sur le terrain constituent une configuration idéale pour ceux qui veulent déstabiliser le tout nouveau régime. Et ce d’autant plus que le schéma de déstabilisation a déjà été testé à plusieurs reprises. A Bangui, comme cela a été démontré en octobre, une insurrection urbaine peut être le produit d’une mauvaise nouvelle bien exploitée. De nouvelles violences commises au PK5 ou en province par les ex-Seleka peuvent être instrumentalisées pour créer un mouvement de révolte dans la capitale, notamment lors d’un des très fréquents voyages du président hors du pays.

Recommandations

Pour éviter une nouvelle tentative de déstabilisation, voire un renversement du pouvoir politique en place, et débloquer les négociations relatives au DDR, il convient de :

Pour le Conseil de sécurité des Nations unies :

  • Affirmer que la Minusca réagira immédiatement pour éviter toute tentative de coup d’Etat à Bangui ;
     
  • Prendre les dispositions opérationnelles préventives qui s’imposent pour protéger Bangui, les institutions de l’Etat et le président ; et
     
  • Donner à la Minusca l’ordre et les moyens d’arrêter certains seigneurs de guerre de l’ex-Seleka conformément à la résolution du Conseil de sécurité S/RES/2301 du 26 juillet 2016.

Pour le président Touadéra :

  • Elargir son assise politique en ouvrant son gouvernement à des formations politiques d’opposition et en consultant régulièrement les dirigeants de partis d’opposition ;
     
  • Tenir un discours de vérité sur l’état des FACA et engager une réforme structurelle des forces de sécurité qui inclut un assainissement et un renouvellement de leur personnel de façon à ce que les diverses ethnies et régions du pays soient représentées ; et
     
  • Se garder de démarcher des pays dont les armées sont connues pour leur brutalité et leur manque de professionnalisme pour obtenir des formations militaires.

Pour le président Idriss Déby qui entretient des relations bien connues avec des chefs de groupes armés en Centrafrique :

  • Utiliser son influence pour convaincre certains dirigeants de l’ex-Seleka de revoir à la baisse leurs revendications en matière de postes dans l’armée et les instances gouvernementales.

Pour le gouvernement français :

  • Mettre en garde les candidats au coup d’Etat et souligner, de concert avec d’autres partenaires tels que l’Union africaine, qu’aucun gouvernement issu d’une telle entreprise ne serait reconnu par la communauté internationale, et que ses commanditaires seraient tenus pour responsables de toute exaction commise ; et
     
  • Mettre rapidement à la disposition de la Minusca les drones annoncés par le ministère de la Défense pour lui permettre d’anticiper les mouvements hostiles.

Pour les bailleurs qui participent à la conférence de Bruxelles le 17 novembre, dont l’Union européenne :

  • Inscrire leur aide dans une logique de soutien à la stabilisation et à la sortie de crise avec une perspective temporelle d’au moins cinq ans ;
     
  • Conditionner la partie non humanitaire de cette aide à l’assainissement des finances publiques et à une réforme structurelle des forces de sécurité et faire une priorité de ces deux chantiers essentiels à la reconstruction d’un Etat fonctionnel en Centrafrique ;
     
  • Prendre une position réaliste sur la capacité du gouvernement centrafricain de mettre en œuvre des projets de plusieurs dizaines de millions d’euros et en tirer les leçons en termes de modalités de mise en œuvre ; et
     
  • Consacrer une partie importante de l’aide à des projets qui contribueront directement au redressement des communautés et au développement des compétences en leur sein.
An African Union peacekeeping soldier takes a strategic position to quell street violence in neighbourhoods in the Central African Republic’s capital Bangui, on 20 December 2013. REUTERS/Andreea Campeanu
Commentary / Africa

Centrafrique : éviter la surchauffe électorale

En Centrafrique, la période pré-électorale s’annonce explosive : à Bangui, les milices de jeunes s’adonnent à des actes criminels quotidiens et les tensions intercommunautaires sont très fortes, et, en province, de nombreux groupes de combattants de l’ex-Seleka et de miliciens anti-balaka se rassemblent et tentent de marcher vers la capitale avec la volonté d’en découdre. Si jusqu’ici, les forces internationales ont réussi à contenir une partie de ces mouvements de combattants avant qu’ils ne gagnent la capitale, ces derniers n’ont toujours pas renoncé à leurs projets de déstabilisation de la transition. Alors que Bangui continue d’être frappée par une flambée de violence, amorcée en septembre dernier, et que les élections sont prévues avant la fin de l’année, l’afflux de combattants pourrait encercler la ville et aboutir à de nouveaux affrontements dans la capitale et en province sur fond de tensions intercommunautaires.*

L’arrêt de la progression des miliciens de Nourredine Adam (chef de file du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, FPRC, l’aile la plus dure de la coalition de l’ex-Seleka) les 10 et 11 octobre à 150km de Bangui par les forces internationales n’exclut pas d’autres tentatives à brève échéance. Dans un tel contexte, l’organisation précipitée d’élections préconisée par les partenaires internationaux est une fuite en avant porteuse d’instabilité. Aujourd’hui, l’urgence est de desserrer l’étau des groupes armés et de créer un consensus qui n’existe pas autour du processus électoral. Pour ce faire, les effectifs des forces françaises et des Nations unies devraient rapidement être augmentés et les élections devraient être repoussées à 2016 pour se dérouler dans un climat apaisé et promouvoir une stabilité durable.

Les violences qui se sont déroulées à Bangui à la fin du mois de septembre et dont le bilan s’élève à environ 70 morts, des centaines de blessés et plus de 40 000 déplacés, pourraient malheureusement n’être qu’un début. La mort d’un taxi-moto musulman fin septembre dans la capitale a provoqué un cycle de représailles de violences intercommunautaires et des troubles dirigés contre le gouvernement de transition et la présence internationale. Appel à la désobéissance civile par des leaders de la société civile et pillages ont créé une situation insurrectionnelle instrumentalisée par des leaders anti-balaka, soutiens à l’ancien président François Bozizé (2003-2013) et par des dirigeants de l’ex-Seleka.

Ces troubles ont rappelé des réalités bien connues des Centrafricains et des humanitaires mais ignorées par certains membres de la communauté internationale : la capitale n’est pas sécurisée et les miliciens contrôlent toujours plusieurs quartiers ; les recommandations adoptées lors du forum national de réconciliation de Bangui en mai 2015 n’ont pas encore été mises en œuvre faute de moyens, de volonté politique et de consensus au sein des groupes armés et de la classe politique centrafricaine ; l’accord de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) signé lors de ce forum est resté lettre morte ; et les tensions intercommunautaires entre musulmans et non-musulmans sont encore très vives dans la capitale et dans l’ouest et le centre du pays.

Perpétrées pendant que la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, était à New York pour participer à une réunion sur la République centrafricaine (RCA) en marge de l’assemblée générale des Nations unies, les violences qui ont embrasé Bangui et les manifestations qui ont suivi révèlent une stratégie de déstabilisation et l’opportunisme de certains politiciens et acteurs de la société civile – dont des partisans de Bozizé et des proches de l’ex-Seleka – mais elles doivent pourtant être prises au sérieux en ce qu’elles expriment une forte insatisfaction. Insatisfaction à l’égard des forces internationales qui, presque deux ans après le début de l’opération française Sangaris et malgré le déploiement d’environ 10 000 casques bleus, ne sont parvenues ni à sécuriser la capitale ni à sécuriser la principale route du pays. Insatisfaction à l’égard du gouvernement de transition qui a beaucoup promis lors du forum de Bangui et a si peu réalisé.

La feuille de route de la transition qui prévoyait le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des miliciens après le forum de Bangui et avant les élections a complètement déraillé. Le DDR est maintenant renvoyé à l’après-élection et les élections sont organisées dans des conditions problématiques aux points de vue technique, financier, sécuritaire et politique.

Aujourd’hui, l’impasse politique et communautaire risque de conduire à une nouvelle déflagration sécuritaire. En effet, des groupes de combattants de l’ex-Seleka, proches de Nourredine Adam et de son mouvement, le FPRC, se sont regroupés depuis le mois de juin 2015 vers Kaga-Bandoro, à plus de 300km au nord-est de Bangui et ont tenté début octobre de rejoindre la capitale empruntant des pistes pour contourner les villes contrôlées par les forces internationales. Des affrontements entre les forces internationales et les combattants de l’ex-Seleka ont eu lieu les 10 et 11 octobre à plusieurs kilomètres de Sibut, située à 150km au nord-est de Bangui, et ont temporairement permis de stopper leur avancée. Bien que ces affrontements aient occasionné de nombreuses pertes dans les rangs des rebelles, la capacité de nuisance de ces groupes armés demeure quasiment intacte et la préparation de nouvelles attaques est très certainement en cours. De leur côté, plusieurs groupes de miliciens anti-balaka seraient en train de se rassembler dans plusieurs villes de l’ouest centrafricain comme Bossangoa, à 250km au nord-ouest de Bangui ou encore Berberati au sud-ouest de la RCA. Leur objectif est toujours le même, descendre sur la capitale pour porter main fortes aux jeunes anti-balaka de Bangui et chasser les musulmans de Bangui. Certains d’entre eux auraient d’ailleurs participé aux violences qui se sont déroulées fin septembre à Bangui avant de repartir chez eux. A l’heure actuelle, le risque majeur n’est pas un nouveau putsch mais la reprise d’affrontements intercommunautaires sanglants dans la capitale et en province.

Dans cette situation d’urgence, la communauté internationale se focalise sur un faux objectif : organiser des élections le plus vite possible. En dépit des nombreux avertissements, elle préfère une élection à tout prix plutôt qu’une transition chancelante, tandis que le gouvernement de transition envisage un énième remaniement ministériel et une nouvelle concertation. Après la démission du président de l’Autorité nationale des élections qui s’opposait à une élection à la va-vite en 2015, un nouveau calendrier électoral qui doit être prochainement voté par le Conseil national de transition et qui a été décidé après concertations entre autorités de la transition et partenaires internationaux, prévoit de repousser le premier tour des élections présidentielles à décembre 2015. Ces échéances ne sont pas tenables et les acteurs internationaux et le gouvernement de Samba Panza devraient avant tout former un véritable partenariat pour créer les conditions techniques, politiques et sécuritaires nécessaires pour des élections transparentes, libres et inclusives.

Comme un rapport récent de Crisis Group, Centrafrique : les racines de la violence, l’a recommandé, les mesures suivantes doivent être rapidement mises en œuvre par les autorités centrafricaines et les partenaires internationaux pour éviter une amplification des tensions et des violences entre groupes armés, et favoriser un climat propice pour les élections :

Renforcer les forces internationales en augmentant les troupes françaises (les plus dissuasives sur le terrain), les casques bleus et les capacités de gestion des mouvements de foule ;
Initier le programme de désarmement, de démobilisation et de réinsertion avec les groupes armés volontaires ;
Arrêter et traduire en justice certains dirigeants des anti-balaka et des ex-Seleka suspectés d’être impliqués dans la récente flambée de violence ;
Reporter les élections à la première moitié de 2016, et remplacer le président démissionnaire de l’Autorité nationale des élections par une personnalité intègre et connue pour son indépendance politique ;
Compléter le budget électoral, formuler clairement les critères d’éligibilité des candidats aux élections législative et présidentielle et les possibilités de recours selon la loi électorale, et réaffirmer publiquement le droit de vote des musulmans centrafricains ; et
Promouvoir les efforts de réconciliation entre communautés, notamment grâce à la revitalisation des échanges économiques au niveau local, à l’annonce de plans de développement des régions périphériques ainsi qu’à la préparation d’un plan d’investissement massif dans le secteur de l’éducation incluant un enseignement sur la tolérance.
 

*Pour rappel, la prise du pouvoir par la Seleka en mars 2013 a constitué un renversement du paradigme politique centrafricain. Pour la première fois depuis l’indépendance, une coalition de groupes armés issue du nord et de l’est du pays s’est emparée du pouvoir. Dans la foulée, la partie occidentale de la Centrafrique a été le théâtre d’une véritable persécution des musulmans par les milices anti-balaka qui a conduit à leur départ forcé, à un désir de vengeance et à l’émergence de discours de partition à l’est du pays. Le conflit entre ex-Seleka et anti-balaka s’est aujourd’hui doublé d’un conflit entre communautés armées.

Contributors

Senior Consultant, Central Africa
Consulting Senior Analyst, Central Africa